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En premier lieu, développer un sentiment d’appartenance à une entreprise ou à une école permet d’améliorer la qualité de vie au sein de la structure. On saura qu’on n’est pas seul pour affronter les difficultés ce qui finalement est « reposant » en tout cas source d’une fatigue diminuée. Par ailleurs, l’accès à l’information sera facilitée, car une structure qui favorise l’appartenance est de fait beaucoup plus transparente, ouverte et accessible en diffusant plus facilement et sans tabou l’information.

Ainsi, apprenants ou salariés disposent de davantage de portes d’accès à une information pertinente pour l’atteinte de leurs objectifs.

Par ailleurs, les salariés et les apprenants trouveront des sources de motivation plus importantes, plus solides pour atteindre les objectifs de l’entreprise ou les objectifs de formation. Il est en effet difficile de s’investir pour un projet auquel on ne croit pas !

De plus, le développement du sentiment d’appartenance à une communauté, favorise le développement progressif de son identité et de sa personnalité. On imagine le bienfait pour des apprenants en pleine construction de leur projet de vie et de leur projet professionnel. Pour aller plus loin, développer le sentiment d’appartenance est contigu à une meilleure acceptation de l’autre en tant qu’individu porteur de croyances et de valeurs. Ainsi on est amené à plus de tolérance et de compréhension de l’autre et même à apprécier et à s’enrichir soi-même des différences des autres.

Quel intérêt de développer un sentiment d’appartenance pour l’entreprise ou l’organisme de formation ?

Quatre aspects prédominants :

– Faciliter le management : on l’a vu développer le sentiment d’appartenance permet d’accroitre et d’entretenir la motivation des individus. De même, les comportements professionnels attendus par l’entreprise ou par l’organisme de formation seront plus facilement observés : l’adhésion à l’identité et aux projets permet de rassurer et d’ouvrir une perception positive de soi au sein de la structure.

– Accroissement de la compétence collective en partant de l’idée que la compétence totale d’un groupe est supérieure à la somme des compétences de ses parties. Ainsi, la structure porte les individus vers le haut, et permet d’accroitre leur compétence individuelle. D’autre part, les échanges via les communautés de pratiques augmentent la compétence globale de la structure.

– Une entreprise ou un établissement pour lequel les individus ont un sentiment d’attachement fort, d’appartenance, réaliseront de plus grandes choses, seront plus enclins à se dépasser. Pour l’entreprise cela se traduit par une meilleure performance globale, pour l’établissement scolaire ou de formation par de meilleurs résultats aux diplômes.

– Enfin, en termes d’image et de notoriété, les bénéfices d’une telle démarche sont évidents. Salariés ou élèves sont les meilleurs ambassadeurs de leur structure. De plus, cette posture de l’entreprise répond à sa responsabilité sociale d’insertion et d’élévation de l’humain dans la société.

Une chose est certaine cependant : le sentiment d’appartenance à une communauté (surtout professionnelle) ne se décrète pas ! Elle s’initie, se construit, se développe et s’alimente. Elle est en tout cas de la volonté et du ressort du management ou de l’établissement d’enseignement qui créera les conditions favorables et animera les dispositifs adéquats.

Ce management devra notamment être clair avec lui-même sur son identité, sa finalité et ses valeurs en tant qu’entreprise ou établissement et ses valeurs humaines pour ce qui concerne les individus qui partageront un temps la vie de cet organisme.

Comment peut-on développer un sentiment d’appartenance ?

– Au moment de l’intégration qui est une phase importante et qui ne peut pas être négligée. En effet, rater ce moment très fort pour un salarié ou pour un élève constitue une des raisons pour lesquelles l’individu développera des comportements inattendus, non souhaités (manque de respect, agressivité, démotivation, départs précoces).

Cette intégration doit être le fruit d’une réflexion intense au sein même de la structure (entreprise ou institut de formation) car elle-même doit être sûre et consciente de son identité, de ses missions et de ses valeurs (en terme d’objectifs mais aussi en terme humains).

De plus un simple discours d’accueil n’a pas une portée bien significative. Il s’agit plutôt de susciter l’adhésion à une communauté. Ainsi, les activités choisies doivent donner toute leur place à l’humain et au partage.

– Favoriser le travail d’équipe, collaboratif. Rien de mieux que travailler ensemble pour faciliter l’adhésion et faire avancer le tout vers l’avenir. Pour cela des outils existent, tels que le Web 2.0, mais cela sera surtout initié par le management dans sa volonté de faire participer réellement tout le monde (il ne s’agit pas bien sûr de faire des effets d’annonce et de s’arrêter à de la communication mensongère, mais bien de respecter ses engagements) .

– Permettre aux individus de bien comprendre les finalités, les objectifs de la structure, que chacun a un rôle à tenir, et que ses actions seront reconnues et valorisées.

– Développer les communautés de pratiques et mettre en place une forme de tutorat des anciens envers les plus jeunes. Ces communautés, professionnelles notamment, développent très efficacement le sentiment d’efficacité professionnelle (voir l’article sur Bandura).

– Créer des événements (séminaires, voyages), et des lieux conviviaux et humains où l’échange et le partage seront facilités ou encore participer à des actions associatives (aux valeurs humaines fortes – développement durable, soutien à toutes les diversités, soutien aux plus faibles).

Au sein d’établissements de formation, s’appuyer sur son réseau d’anciens. Certains organismes y parviennent d’ailleurs très bien et constituent de véritables réseaux professionnels dans certaines entreprises (parfois à l’accès en empêchant la mixité et la diversité source de créativité et d’innovation).