Communite-passionnesLes différents types de communautés éducatives qu’il est possible de mettre en place sont liées aux objectifs qu’on va poursuivre ainsi qu’aux personnes qu’on souhaite y associer.

Nous reviendrons prochainement sur les aspects technologiques de tels outils (Solutions logicielles, paramétrages…).

Les premiers types de communautés concernent les modalités pédagogiques de l’apprentissage. Nous aborderons ensuite les communautés éducatives pour l’accompagnement et l’intégration de tous les acteurs au processus d’apprentissage, notamment dans le cadre de l’intégration active et constructives des parents à l’action éducative.

Les communautés formatives d’entreprise.
Pour le dire autrement, ce premier cas concerne la formation continue des salariés et la gestion des compétences.
Elle prend place dans un cadre plus général qu’on désigne aujourd’hui par le terme d’organisation apprenante. Pédagogiquement on parlera de Social Learning.

Les enjeux pour les entreprises sont multiples :

  • capitaliser leurs compétences internes et permettre l’expression des savoirs dits informels,
  • valoriser les collaborateurs en reconnaissant ce qu’ils apportent à la structure,
  • favoriser l’innovation et la résolution de problèmes,
  • faciliter l’échange entre services dont les métiers sont différents

Dans le cadre de la formation continue, le formateur y trouvera l’occasion de développer la cohésion du groupe, surtout dans le cadre de cursus longs et décousus. La plateforme collaborative lui permettant à la fois de former ses stagiaires et de les accompagner tant en amont qu’en aval de la formation. Il pourra ainsi faire travailler les apprenants en équipes sur des thèmes choisis, de les positionner, d’organiser forums et débats…

Les communautés d’apprentissages à l’école
Il s’agit ici d’apporter des méthodes d’apprentissage plus collaboratives et actives d’une part et de valoriser les élèves d’autre part. Cette stratégie prend également place dans le cadre de l’individualisation des enseignements.
Il s’agit ici de permettre à des élèves plus en avance que d’autres sur un thème donné de leur permettre d’échanger et d’aider d’autres élèves à acquérir le savoir à leur tour. Ils seront ainsi reconnus et valorisés par la communauté éducative. On note que chaque élève aura l’occasion de s’illustrer dans différents thèmes et deviendra expert à son tour.

Les élèves les plus en difficultés sont alors aidés et accompagnés par leurs camarades. En effet, ils pourront poser leurs questions plus librement. On mettra donc en place progressivement un apprentissage dit de « pair à pair », l’enseignant développant un rôle ressource et modérateur dans la communauté.

Il est bien évident que l’établissement de règles claires et compréhensibles, via une charte commune, par exemple est une condition préalable. Par ailleurs, il s’agira bien d’instaurer un climat de confiance et de respect entre les membres de la communauté, le jugement n’ayant pas sa place dans de tels processus pédagogiques. On travaillera donc avec les élèves leurs capacités de communication professionnelle, leurs valeurs…

Les communautés professionnelles
Ces communautés peuvent être mises en place afin de permettre l’échange d’expériences, de savoirs entre personnes exerçant le même métier mais pas forcément dans la même structure. Ce type de communauté (on en trouve finalement de nombreuses en pédagogie) ne peut s’établir que dans la limite du respect de confidentialité des organisations employant les différents membres. En effet, il ne s’agit pas de divulguer des informations qui ne doivent pas l’être.

Par exemple des échanges entre professeurs de différentes écoles d’une même commune pourraient être organisés afin de permettre une plus grande mutualisation des pratiques et des ressources.

De manière similaire, ces communautés professionnelles peuvent être créées pour créer du lien, de l’appartenance et permettre une meilleure compréhension des différentes fonctions de l’entreprise. Dans ce cas, la communauté regroupe des compétences et des métiers différents mais au sein d’une même organisation. Elles peuvent, par exemple, être mises en place pour favoriser l’émergence de nouvelles stratégies organisationnelles ou trouver des solutions collaboratives à des problématiques précises.

Les communautés éducatives

Ces dernières concernent surtout (dans notre typologie) les relations et les échanges que peuvent avoir les établissements scolaires avec les élèves et plus particulièrement avec leurs parents. Une problématique forte est en effet de concilier l’autorité de l’enseignant dans son école vis à vis des choix pédagogiques réalisés et de concilier avec l’envie de plus en plus forte des parents de s’impliquer et d’être impliqué dans l’action éducative. Et ce n’est pas simple car en effet ou peut on placer le “curseur”, à quel niveau cette intégration des parents est elle possible pour l’école.

Il reste que la communication de l’école vis à vis des différentes parties ne peut que être améliorée surtout à l’ère des réseaux sociaux. Rappelons que les nouveaux parents d’aujourd’hui sont ceux de la génération Y (voir articles sur ce thèmes), et qu’ils vont forcément bousculer ces codes aussi !!

Ainsi, l’école aura tout intérêt à disposer d’un site Web social et collaboratif pour organiser sa communauté éducative. Mais pour y faire quoi ?

Un site web 2.0 pour l’école, intégrant une communauté sociale permettra de :

  • communiquer plus facilement avec les familles.
  • préparer avec les élèves et leurs parents les visites ou les voyages pédagogiques
  • permettre aux enseignants de proposer conseils et recommandations aux parents (sur le plan de l’aide scolaire aux devoirs par exemple)
  • faciliter les échanges entre parents et professeurs. Les outils sociaux du web 2.0 permettent en effet en une très forte interactivité
  • faciliter les échanges entre parents. Ce sera l’occasion pour eux de se connaitre mieux et surtout d’échanger des conseils (de lecture, d’activité), de poser leurs questions (d’autres parents pouvant avoir des réponses)…
  • proposer des outils en phase avec les sociétés communicantes d’aujourd’hui et finalement d’organiser l’intégration des parents à l’action éducative sans quelle soit trop intrusive pour les enseignants.