Convergence du e-learning et du knowledge management

Le Knowledge Management ou gestion des connaissances, est né il y a une quinzaine d’année. Il est issu d’un besoin des entreprises de capitaliser et de valoriser leurs propres savoirs et savoir faire, parfois même de pérenniser leurs compétences.

Les objectifs du Knowledge Management

– garder une compétence dans l’entreprise même lorsque son porteur la quitte. On est ici dans le cadre des GPEC (Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences). En effet, l’entreprise est susceptible de perdre de la compétence lorsque un de ses salariés part en retraite ou lorsqu’un salarié s’en va de manière plus ou moins brutale. La continuité de service et le professionnalisme d’une société est alors en jeu.

– améliorer ses processus en permettant la création de communautés de pratiques ainsi que l’analyse et la valorisation des “Best Practices”. Dans cet objectif, l’entreprise permet l’accroissement de sa compétence globale, et valorise le fait que chaque collaborateur peut partager une partie du savoir commun et l’améliorer.

– un autre objectif du KM est de faciliter la prise de décision en améliorant la mémoire collective et en rationalisant la prévision des effets susceptibles d’être obtenus. Les effets sont connus et les causes maîtrisées. Le KM s’appuie alors sur les arbres de décisions et les probabilités bayésiennes.

La convergence du KM et du e-learning

La diffusion et le partage de la connaissance dans l’entreprise rejoint alors les processus même d’apprentissage et de formation. En effet, les mutations économiques, l’éclatement géographique des services et la rapidité des flux de communication ne permettent plus de se reposer uniquement sur une transmission classique du mentor à l’élève. Même si l’apprentissage reste une valeur sûre de transmission des compétences, la globalisation des économies imposent de trouver d’autres modes de capitalisation des connaissances et surtout de transmission de cette dernière, d’autant plus que le télé-travail se développe fortement.

Ainsi, les technologies du KM et du e-learning ne sont pas restées éloignées bien longtemps car elles répondent finalement au même objectif. Cet effet est même accru grâce aux potentialités formidablement collaboratives du Web 2.0. On trouvera sur ces technologies de nombreux articles sur ce blog.

L’évolution du rôle du Knowledge Manager

ou comment passer du Knowledge Manager au Knowledge Enabler. En fait on ne manage pas la connaissance collective on ne peut que créer les conditions dans lesquelles un collectif d’individus peut collaborer, créer, innover, partager, transformer ou valider. Ainsi, l’information ne constitue plus en tant que telle un pouvoir et le manager en connaissance a pour rôle de stimuler les échanges, d’animer les coopérations, de repérer les savoir-faire. C’est un coach, un pédagogue qui donne du sens à l’action et animer la communauté professionnelle.

A cette fin, les outils collaboratifs du Web 2.0 constituent une réponse à ce besoin, car il n’est pas toujours aisé de regrouper en un même lieu et un même temps, ces communautés de pratiques. Ainsi, les blogs, wiki, visioconférences, tableaux blancs, social bookmarking permettent de mettre en œuvre la gestion de connaissance puis la diffusion et le partage de l’information sans gripper les organisations. Blogs et visioconférences pour collaborer ; wikis pour constituer la base du KM-book ; LMS collaboratives (type Moodle) pour apprendre.

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