Education non-formelle : définition et valorisation

Sans parler de formation tout au long de la vie, nous ne pouvons que constater que l’être humain apprend tout le temps et particulièrement en dehors du cadre de l’école et de la formation justement. Cela concerne les activités que l’on peut mener de manière personnelle parfois associative, activités liées à des centres d’intérêts ou à des situations nécessitant un apprentissage “hors cadre scolaire”. Ces phases d’apprentissage sont ce qu’on appelle l’éducation non-formelle.

Ces phases sont tout aussi importantes que l’éducation formelle liées à l’acquisition d’un diplôme ou d’une qualification professionnelle. Elles sont complémentaires et viennent palier certains manques de l’éducation scolaire entre autres notamment sur l’acquisition des compétences sociales et de la citoyenneté.

On comprend bien que tout de même, il s’agit bien de formation tout au long de la vie tel qu’il le fut annoncer au sommet de Lisbonne en 2000 pour la construction d’une Europe de la culture et de la connaissance. D’ailleurs, l’éducation non formelle a été reconnue par l’UNESCO dès 1997

Comment identifier l’éducation non formelle ?

Ce qui détermine la classification comme éducation formelle, non formelle ou informelle réside dans trois critères :

  • Les activités éducatives sont-elles structurées dans le cadre du système scolaire et universitaire ?
  • Y a-t-il existence ou non de reconnaissance officielle d’acquis (diplômes ou titres) à la fin de la formation
  • Y a-t-il une intentionnalité éducative clairement annoncée ?

Si les trois critères sont présents, il s’agit d’éducation formelle ; si le troisième au moins est présent, il s’agit d’éducation non formelle ; si le troisième n’est pas posé a priori, on est dans une situation d’éducation informelle.

Ainsi, l’éducation non-formelle concerne l’apprentissage cumulatif des expériences concrètes de la vie de tous les jours.

De son côté, le Manuel pour la pratique de l’éducation aux droits de l’homme avec les jeunes liste les caractéristiques suivantes pour distinguer l’éducation non-formelle :

  • « elle est volontaire ;
  • accessible à tous ;
  • il s’agit d’un processus organisé à visée éducative ;
  • elle est participative et centrée sur l’apprenant ;
  • elle vise à l’acquisition de capacités préparant à la vie et à une citoyenneté active ;
  • elle est fondée sur un apprentissage aussi bien individuel qu’en groupe, dans le cadre d’une approche globalement collective ;
  • elle est globale et structurée ;
  • elle est fondée sur l’action et l’expérience, à partir des besoins des participants. »

Comment valoriser l’apprentissage non formel ?

Cette approche non-formelle implique 2 axes :

  • l’identification de compétences plutôt que de savoirs et connaissances brutes. En effet, l’éducation non-formelle est plus directe et met en acte quasi immédiatement des savoirs empiriques obtenus par l’expérience personnelle.
  • l’auto-évaluation ou l’évaluation par des pairs. Dans ce cas, il est important de contextualiser, en quelque sorte de justifier la déclaration de connaissance : “je dis que je sais telle chose, qu’est ce qui peut le prouver ?”

Naturellement se pose la question de l’outil. Deux possibilités finalement très proche :

  • le portefolio (informatique ou non)
  • le passeport orientation formation et l’article sur ce site

Le portefolio permet d’appuyer et de canaliser la démarche d’évaluation de ses compétences acquises de façon non formelle : elle donne un cadre.

A lire

Caroline Vink, « Certification et évaluation de l’éducation non-formelle » in Mini-compendium de l’éducation non-formelle H.-J. Schild, « L’impact de l’apprentissage tout au long de la vie sur l’apprentissage non-formel de la jeunesse », Coyote, 6, 11.02

Repères – Manuel pour la pratique de l’éducation aux droits de l’homme avec les jeunes, Brander, P. et al. , Conseil de l’Europe, 2002. Ce guide est disponible dans plus de 20 langues à cette adresse : www.coe.int/compass.

A- Extrait d’une présentation d’ANIMUS association de formation à la responsabilité civique auprès des jeunes.

ANIMUS est une association de jeunes pour les jeunes,qui assure des formations à la responsabilité civique dans la communauté,par les méthodes de l’éducation active.

ANIMUS, propose l’ouverture des institutions formelles et non formelles vers le quartier par la création d’un réseau de partenaires institutionnels et individuels qui peuvent contribuer au changement de mentalité a une éducation a la citoyenneté active dans les quartiers défavorisés.

Nous partons de l’idée que la citoyenneté est la pratique d’un code moral,un code qui se préoccupe des intérêts d’autrui,enracine dans l’auto-développement personnel et la coopération volontaire,plutôt que dans le pouvoir coercitif de l’intervention de l’État.

On considère que la citoyenneté contribue a l’intégration de l’individu dans les structures sociales ou culturelles de la société. La politique éducative de notre association veut développer les compétences clés et une citoyenneté démocratique particulièrement les compétences sociales de communication,de participation en termes de savoir- faire, savoir- être ,savoir- vivre ensemble et savoir- devenir.

ANIMUS est préoccupe aussi de formation des parentes pour réaliser une sensibilisation en ce qui concerne leur responsabilité pour la formation des future citoyen mondial .

B- “ L’éducation a la citoyenneté démocratique”

ANIMUS mène un politique éducative qui considère l’apprentissage de la citoyenneté démocratique , comme l’affaire de la communauté et non comme , seulement le choix et la responsabilité de l’individu.

ANIMUS par son programmes, d’activités joue un rôle important en matière de « formation » des individus à une citoyenneté active et responsable, dans une pays de reconstruction démocratique,ou l’éducation doit indiquer des orientations aux citoyens présents et à venir, en ce qui concerne leurs droits et responsabilités Dans le cadre du projet ,les éducateurs[formateurs,animateurs], ils ont aborder avec les groupes cibles, dont ils s’occupent ,[parentes .enfants] la question de l’importance et de la nature de le devoir de participation :

  • le devoir de s’informer
  • le devoir de tolérance à l’égard des autres cultures
  • le devoir de tolérance à l’égard des opinions différentes.

Notre projet a eu comme but principal la formation des parents , un enrichissement des relation entre le parents et l’école, la sensibilisation des futur parents [jeunes] et dans cet cadre à créer des possibilités de dialogue et de réflexion, de résolution des conflits, ainsi que de consensus, de communication et d’interaction,par toutes les activités menées dans le cadre de notre action, qui à susciter la prise de conscience des droits et responsabilités de chacun, de normes de comportement et de valeurs, ainsi que des questions d’éthique et de morale qui se posent à la collectivité.

L’espace que nous avons ouvert à ANIMUS, les stratégies menées, ont conduit a des attitudes, des idées et des pratiques, qui mettent en valeur la dignité de l’individu, ils ont renforce, la participation et la responsabilité individuelles, en favorisant un mode de relation démocratique entre les enfantes et les parentes, entre les élèves et les enseignants ,entre les enfantes et les jeunes entre les parentes et les professeurs.

Nous avons constate, que l’éducation dans une cadre non formel offre de possibilités multiples d’apprentissage ce qui constitue l’élément essentiel d’un milieu éducatif favorable qui peut jouer un rôle de soutien :

  • en aidant les enfantes à se sentir importants, uniques et reconnus à leur juste valeur ;
  • en permettant aux enfants de travailler de manière autonome ;
  • en aidant les enfants à se sentir en sécurité et en confiance a cote de leurs animateurs et leurs parentes leurs professeurs.
  • en favorisant les relations d’empathie et d’amitié et le respect d’autrui ;
  • en organisant le travail coopératif entre les enfants les parentes les professeurs et les jeunes ;
  • en permettant la reconnaissance des résultats et des différences ;
  • en donnant aux participantes la possibilité de se comprendre et d’exprimer leurs idées et sentiments.

L’experience ,que nous avons developper a Bucarest, a demontre que il n’est pas posssible , la citoyennete democratique , sans une connaissance du monde, dans lequel ont vivent et sur laquel ont doivent intervenir. Dans le cadre de cet experiance , ou l’apprendre à rivaliser a ete équilibré par l’apprendre à vivre ensemble, la grande majorite des participantes ont compri , que les individus, sont principalement sociaux, ce qui présuppose l’interaction, la réciprocité la solidarite , la coopertion et d’altruisme.

L’éducation a la citoyenneté démocratique ,englobe une stratégie d’apprentissage tout au long de la vie qui comprend trois volets : l’éducation initiale des enfants, des possibilités de formation pour adultes et l’enrichissement des environnements d’apprentissage quotidiens.

Pour compenser les effets des inégalités sociales, nous avons essayer offrir les opportunités formatives, culturelles, artistiques parce que, nous avons considérer qu’ils peuvent conduire a la valorisation optimisée des ressources humaines disponible et de développements personnel des enfants , des jeunes et des parentes qui contribue a l’éducation de future citoyens mondiaux.

C- DÉFINITIONS

L’Éducation formelle, a sur la base l ‘apprentissage des connaissances et des compétences (capacités d’adaptation, de reproduction, de construction et d’application) qui sont apprises, entretenues et développées dans les institution spécialisés.[l’école université, etc] L’éducation formelle n’atteint pas tous les individus et lorsqu’elle le fait, elle peut aussi apparaître plus comme un mécanisme de sélection que comme une source de connaissances et de compétences.

L’ Éducation non formelle, peut prendre des aspects variés et son
approche est plus directe que celle de l’éducation formelle.

L’éducation non-formelle – est l’éducation continue, c’est-à-dire une éducation prenant une forme intermittente, alternant avec d’autres activités de la vie, l’éducation continue menée parallèlement aux expériences de la vie et à un travail pratique semble la mieux adaptée au développement de projets de formation . Ce processus permet en effet de s’appuyer sur les connaissances et l’expérience réelles des participants.

L’ « Éducation informelle » désigne, quant à elle, les aspects systématiques et cumulatifs de l’apprentissage liés à l’expérience quotidienne.

L’Éducation interculturelle- doit servir a faire un travaille de sensibilisation pour plus d’attention face a la différence,pour une perception plus nuances,pour une ouverture qui permette d’abord d’admettre la nouveauté. Une pédagogie interculturelle doit contribuer a ce que l’éducation soit d’abord comme une éducation a la tolérance,car c’est de notre point de vue la seule chance d’acquisition de cette capacité de communication interculturelle.

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